EXPOSITIONS
Alan Affichard
Une généalogie des souffles
03.03 — 26.04.2026
Galerie des Petites Écuries
— En partenariat avec l’École des Beaux-Arts Nantes Saint-Nazaire
— En lien avec les ateliers céramique de Marie Hulbert et Simon Fédou et verre d’Arcam Glass
Programmation
Ouverture d’atelier de résidence & présentation du travail de recherche
12 février, 18h
Ouvert à toutes et tous
Vernissage
3 mars 2026, 18h
Ouvert à toutes et tous
Horaires d’ouverture de l’exposition :
— les mercredis de 15h à 19h
— ouverture exceptionnelle le samedi 28.03 de 14h à 17h
— ouverture exceptionnelle le week-end du 11 & 12.04 de 14h à 18h dans le cadre des Journées Européennes des Métiers d’art
— visites possibles en dehors de ces créneaux sur rdv : contact@lesfactotum.fr
— ouverture exceptionnelle le samedi 28.03 de 14h à 17h
— ouverture exceptionnelle le week-end du 11 & 12.04 de 14h à 18h dans le cadre des Journées Européennes des Métiers d’art
— visites possibles en dehors de ces créneaux sur rdv : contact@lesfactotum.fr
Alan Affichard, Une généalogie des souffles, Vues d’exposition, 2026. Photographie : Philippe Piron.
Issu d’une résidence de recherche et d’expérimentation, le travail de l’artiste plasticien Alan Affichard, présenté dans cette exposition, découle d’un dialogue avec les ateliers verre d’Arcam Glass et céramique de Simon Fédou et Marie Hulbert.
Une généalogie des souffles puise son origine dans une archive visuelle autour de la flûte, un des plus anciens instrument du monde, dont les premières occurrences remontent au Paléolithique. Avec un regard sensible, et sans volonté de véracité historique, l’artiste Alan Affichard recueille la variété de formes qu’a connu cet objet à travers les époques et les territoires. À partir d’une démarche spéculative, l’artiste emprunte certaines de ces morphologies anciennes et en imagine d’autres, générant des brèches de ce que les flûtes et instruments à vents ont pu être — ou pourraient devenir.
En parallèle de cette dérive archéologique, l’installation témoigne de l’intérêt de l’artiste pour certains champs de la physique — la thermo-acoustique1 et la mécanique des fluides2 — qui étudient la transformation des énergies en vibrations. Ces principes activent le potentiel sonore de la pièce. Conçu comme un système autonome, l’installation explore les possibilités de création de souffle sans activation humaine.
Dans l’espace, deux réceptacles agissent tels des vases communicants : le niveau d’eau module la note jouée. À ce souffle aquatique se croise un mécanisme pneumatique qui active les embouchures de certains instruments selon une partition. D’autres pièces, quant à elle, simulent le fonctionnement électroacoustique des enceintes à travers un aimant et une bobine de cuivre enroulée. Elles résonnent entre elles à travers l’usage du Larsen3. En face, on observe au sein d’un corps cylindrique de la chaleur, le mettant en vibration à sa propre fréquence.
Cette histoire du souffle fait écho à la technique du soufflage de verre : le phénomène thermo-acoustique est né d’une observation de souffleurs·euses qui percevaient des sons émerger de leurs cannes. Alan Affichard façonne ainsi des fragments de verre aux formes tubulaires, gonflées, enflées, voire altérées par des oxydes. L’air s’engouffre dans ces volumes, se heurte à ses aspérités et génère une variété de notes. Ces expérimentations convoquent différentes techniques du verre : le soufflage pour étirer et torsader la matière ; le travail au chalumeau pour créer des embouchures fines et précises à partir de tubes ; la fabrication d’un moule pour souffler le verre dans une forme contrainte et boursouflée.
Le tournage en céramique ouvre vers d’autres morphologies plus amples, créant des volumes de résonance importants. Dans le processus de fabrication, l’air intervient également sur les pièces lors des cuissons au gaz ou au feu de bois : la quantité d’oxygène dans le four varie, créant une réduction et révélant différemment les oxydes et la matière brute.
Dans un jeu d’assemblage et d’hybridation, Alan Affichard compose de nouveaux instruments à partir des fragments de verre et céramique, combinés à des matériaux récoltés tels des os, des cornes ou des bambous. Il imagine une collection d’objets, parfois lacunaires, aux qualités sonores singulières.
L’accrochage de l’exposition met en scène cette recherche formelle à la manière d’un musée archéologique, tout en activant sa dimension acoustique. Reliés par un réseau de tuyaux et de câbles, ces instruments à vent dialoguent dans une polyphonie composée par l’artiste. Tandis que d’autres pièces demeurent silencieuses, conservant uniquement l’évocation d’un potentiel sonore.
1
La thermo-acoustique étudie la conversion de chaleur en énergie acoustique, et inversement.
2
La mécanique des fluides étudie le comportement des fluides (liquides, gaz…), leur mouvement, leurs forces.
3 Le Larsen est un sifflement en boucle dû au rapprochement d’un microphone et d’un haut-parleur.
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Commissariat d’exposition : Pauline Thoër
Accompagnement technique en résidence : Simon Muller, Simon Fédou, Marie Hulbert
Production verre : Arcam Glass
Production céramique : Simon Fédou et Marie Hulbert
Production métal : La Mutine
Impressions 3D : Point Zéro (Le Plongeoir)
Production bois : Pierre Lucion (Ici Nantes)
Conseils techniques : Valentin Antoin, Nicolas Rambaud, Lisa Rodrigues
Réseau de structures de production en arts visuels
Arts du feu et du faire
44000 Nantes
@lesfactotum